Un robot chirurgical pour le cerveau, ça va venir !
Portrait
Neurochirurgienne spécialiste de la stimulation cérébrale profonde.
Du théâtre ! J’ai beaucoup hésité avant de choisir la neurochirurgie. Finalement ce n’est pas si différent. Je suis amenée à faire des présentations face au public. En tant qu’enseignante je me mets souvent en scène face aux étudiants !
Ma bulle d’oxygène. C’est ce que m’apporte la recherche. Elle permet de trouver des solutions, souvent techniques, aux problèmes cliniques. Et les patients sont intéressés par nos résultats. Cela leur apporte des réponses et les rassure.
Oui, très souvent. J’ai eu beaucoup de chance dans ma carrière. Pour l’internat par exemple, nous choisissons une ville avant la spécialité. J’ai décidé de venir à Rennes. Hasard, il n’y avait plus d’interne dans le service depuis 7 ans !
À part le théâtre ? Du temps pour ma famille. J’ai fait beaucoup de sacrifices, même si j’ai eu l’occasion de voyager et de rencontrer des personnes formidables.
Un traitement qui pourrait guérir de la maladie de Parkinson uniquement sur le plan moteur. Aujourd’hui, le patient peut retrouver un certain degré d’autonomie. Mais la maladie évolue jusqu’à l’état de démence. La déambulation devient difficile à gérer pour les proches.
Un robot chirurgical. Avoir un outil suffisamment précis et souple pour opérer le cerveau, ce serait génial. Ça va venir. J’imagine un bras commandé par le chirurgien. Cela éviterait les moments de fatigue et de tremblement.
En chirurgie, il faut être rationnel tout en laissant la place à l’instinct. Il faut parfois prendre en compte ce que l’on pressent. Le doute apparaît finalement dans les moments où l’on est très fatigué.
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du magazine Sciences Ouest