« Tout est bon à découvrir et à comprendre »
Portrait
Biophysicien. Responsable de l’équipe microscopie à fluorescence quantitative à l’IGDR(1).
Mille autres choses ! Mon plus vieux souvenir est d’avoir voulu être berger. Puis conducteur de métro, prof de maths, ingénieur des eaux et forêts, directeur de colo, chercheur... J’ai pu pratiquer quelques-uns de ces métiers. Chercheur est celui qui me procure le plus de plaisir ! Si j’avais été conducteur de métro, cela m’aurait amusé un an ou deux, pas plus.
J’ai contribué à développer des méthodes de microscopie. L’objectif est de caractériser la dynamique des interactions et des activités des protéines, dans des échantillons vivants. Ces méthodes permettent de comprendre comment les êtres vivants fonctionnent, comment cela peut ne pas marcher et mener à la maladie.
Oui, dès le début. La carrière d’un chercheur est faite de rencontres. En revanche, quand on trouve quelque chose, ce n’est jamais complètement par hasard. Les chercheurs sont plus des “sillonneurs” que des artistes, ils repassent très souvent aux mêmes endroits.
La vue. Je dois mettre des lunettes ! C’est plus lié à l’âge qu’à mon activité. J’espère que je pourrai regarder dans mes microscopes encore quelques années !
Tout est bon à découvrir et à comprendre. C’est l’utilisation des découvertes qui pose des questions sociales et éthiques. Le scientifique n’est pas en dehors de la société, mais pour son activité de recherche il doit pouvoir s’en soustraire. Interdire de chercher, c’est le début de l’obscurantisme.
Pouvoir nous déplacer sans dette pour notre écosystème. Si l’on pouvait réquisitionner une partie de la matière grise occupée à l’optimisation fiscale pour la transition écologique, je signerais !
Rien. Mon entourage trouve même mon côté rationnel un peu pesant. Je porte ma rationalité jusqu’à la croyance.
(1) Institut de génétique et développement de Rennes.
(2) Centre national de la recherche scientifique.
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du magazine Sciences Ouest