« La science agit pour le bien-être de l'humanité »

Portrait

N° 380 - Publié le 8 avril 2020
L'épreuve par 7
Antoine COLLIN

Géo-écologue1, directeur de la station littorale de l’EPHE2 à Dinard.

Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?

Vétérinaire. Mais je voulais continuer à étudier les sciences de la vie et de la Terre. Je suis devenu un vétérinaire de la planète !

Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?

Un lien entre des technologies d’observation3 et l’aménagement durable du territoire. La modélisation spatiale, incluant la 3D, permet d'écrire des scénarios prédictifs pour adapter nos sociétés au changement climatique.

Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?

Oui, ma carrière est une succession de rencontres. En stage à La Réunion, une rencontre avec des Québécois m’a conduit au Canada. J’y ai appris l’informatique, indispensable pour mes recherches. En Polynésie et au Japon, j’ai étudié les récifs coralliens et découvert l’EPHE. Ce tour du monde m’a ramené à l’endroit où je suis né.

Qu’avez-vous perdu ?

Mes cheveux ! Mais j’ai gagné en termes d’expérience de vie, de recherche, de questionnements face aux problématiques actuelles. Et trouvé des méthodes pour y répondre.

Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?

Des limites à la science. Elle ne doit pas être contrainte. La science agit pour le bien-être de l’humanité et de l’environnement.

Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

Une harmonie, un cycle vertueux entre l’homme et la nature.

Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

Le mystère d’aujourd’hui est la rationalité de demain. La différence faite jadis entre le corps et l’esprit ne peut plus exister de nos jours.

PROPOS RECUEILLIS PAR Agnès Boiron

1. Écologie du paysage.
2. École pratique des hautes études. Équipe de recherche et d’enseignement supérieur (Littoral, environnement, géomatique, télédétection).
3. Satellite, drone et lidar (système de mesure par laser).

Contact
Antoine Collin
02 99 46 10 72
antoine.collin@ephe.psl.eu

TOUS LES PORTRAITS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest