Ultrasons et infrasons, des rôles méconnus

Le son, étonnant phénomène

N° 440 - Publié le 12 août 2026
© CREATIVENATURE NL / ADOBE STOCK


Un train, le bruit du vent, un chuchotement… Nous entendons les ondes audibles situées entre 20 et 20 000 Hertz (Hz), mais au-delà de 20 000 Hz, l’être humain ne peut plus capter les ondes sonores de haute fréquence, les ultrasons. Certains animaux comme les dauphins ou les chauves-souris utilisent l’écholocation en émettant des ultrasons pour se repérer dans l’espace. En sondant leur milieu, ces espèces envoient des ondes qui seront réfléchies par un obstacle ou une proie, avant de revenir à elles, leur indiquant la distance à parcourir pour l’atteindre. Sur le même principe, les ultrasons peuvent également être utiles à l’échographie médicale ou la détection sous-marine à l’aide des sonars. Mais « ces ondes sonores produites par les essais militaires peuvent impacter les dauphins, baleines et cachalots et provoquer des changements de comportement et des dommages auditifs », révèle Maëlle Torterotot, ingénieure de recherche à l’Ensta¹, à Brest.

Les infrasons, origines terrestres 


En dessous de 20 Hz, les infrasons sont des ondes sonores de basse fréquence. Ils sont connus pour être produits par les éruptions volcaniques, séismes, explosions nucléaires ou avions supersoniques. Et jouent un rôle dans la communication de certaines espèces de grandes baleines, « lorsqu’un mâle chante pour attirer une femelle ou qu’une mère appelle son petit », explique l’acousticienne. Ultrasons et infrasons restent dans tous les cas hors de notre champ d’écoute.

Fabio Perruchet

1. École nationale supérieure de techniques avancées.

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