« Elle n’invente rien, ne remplacera jamais un travail intellectuel. »

Portrait

N° 441 - Publié le 5 octobre 2026
© FANNY GUYOMARD
L'épreuve par 7
Kevin Gohon

Enseignant-chercheur à l’Université de Rennes

Qu'est-ce qui vous motive à aller travailler tous les matins ?

Rendre un service public. Avancer avec de jeunes artistes, chercheuses et chercheurs sur des problématiques, les voir se poser des questions différentes des miennes.

En quoi vos missions sont-elles utiles ?

Elles servent principalement à sensibiliser et à faire prendre conscience à des personnes intéressées par la musique qu’il ne s’agit pas seulement de s’amuser : il y a urgence à exprimer quelque chose.

Que jugez-vous indispensable à votre quotidien ?

Me poser des questions, lire, découvrir des choses. La curiosité.

Avez-vous déjà eu envie de changer de métier ?

Non, je ne sais rien faire d’autre. Je suis musicien en parallèle de la recherche, mais c’est le même métier. Je fais de la recherche-création. Ce sont deux manières de répondre aux mêmes interrogations. La musique permet d’exprimer ce que ne peut dire un essai, et inversement, les mots nourrissent la recherche musicale.

Si vous pouviez voyager dans le temps, quand iriez-vous ?

Dans les années 1960, ou pendant la Révolution française. Des périodes passionnantes car on a eu envie de changer des choses, et le contexte social donnait un espoir de changement. Les projets n’étaient pas du registre de l’utopie, mais du domaine du possible. Ces moments ont été intéressants d’un point de vue artistique. Une énergie avait besoin de se libérer.

Quel est votre livre de chevet ?

Ça change tout le temps. Je reviens souvent vers Laurent Gaudé.

Rêvez-vous parfois de votre travail ?

Non, jamais. Je ne dors pas quand j’ai des musiques en tête ! Dans ce cas, je passe mes nuits à écrire.

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