« Je veux faire une recherche utile »
Portrait
L’intention de participer à freiner l’érosion de la biodiversité, voire de la restaurer. Je trouve aussi du sens dans l’enseignement, j’ai l’impression de donner des outils à mes étudiants pour comprendre le monde.
Mon rôle de chercheuse ne s’arrête pas à la production de connaissances. Je fais partie de comités scientifiques d’espaces protégés, ce qui me donne des idées pour orienter mes travaux. J’ai envie de faire une recherche utile, qui ne soit pas déconnectée des acteurs de terrain.
Un équilibre entre mon métier et ma vie personnelle. Mettre trop en avant le professionnel est délétère pour tout, y compris l’activité scientifique.
Oui, mais mon rôle de chercheuse me permet d’être utile à mes convictions écologiques.
J’aimerais voir le monde lorsqu’il y avait une abondance d’êtres vivants, pour me rendre compte de l’amnésie environnementale dans laquelle nous sommes, un phénomène qui recouvre l’idée qu’au fil des générations, nous nous satisfaisons d’une nature de moins en moins riche.
Je pense souvent à Ravage de Barjavel, qui m’a marquée adolescente. Il a été une première prise de conscience de la fragilité du monde qui me paraissait solide.
Pas vraiment. J’arrive à déconnecter, mais comme je travaille sur des causes qui m’importent beaucoup, ces sujets m’enveloppent un peu tout le temps.
TOUS LES PORTRAITS
du magazine Sciences Ouest