« Des bactéries pour survivre dans l’Espace »

Portrait

N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© DR Iris - Hallegouet travaille sur un écosystème fermé qui permettrait aux astronautes de réaliser des missions plus longues.
Ce que je cherche
Iris Hallegouet
Doctorante au Laboratoire Ceisam¹, à Nantes Université

Magazine

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Mes travaux s’inscrivent dans le projet Melissa2, porté par l’Agence spatiale européenne, qui imagine un écosystème fermé capable de recycler l’eau, les déchets, et de produire de l’oxygène et de la nourriture. L’idée est de permettre aux astronautes de survivre dans l’Espace, pour réaliser des missions plus longues.

Un appareil miniaturisé


Mon rôle est de concevoir une technique d’analyse pour automatiser le suivi d’une culture d’une cyanobactérie, la spiruline. Elle produit de l'oxygène en continu, et elle est riche en protéines, antioxydants et lipides insaturés. Pour mesurer ces derniers, j’utilise la résonance magnétique nucléaire, qui repose sur des champs magnétiques. Elle permet d’analyser la structure des molécules et de les quantifier. Mais elle nécessite une machine de deux mètres de haut, pesant près d’une tonne. Pour ce projet, je travaille sur un appareil miniaturisé, dix fois plus petit. C’est un défi, car en raison du champ magnétique réduit, il est beaucoup moins sensible. Les analyses sont plus longues. On perd de la résolution, et donc de l’information. Cette nouvelle technologie ouvre néanmoins la voie à davantage d’applications, même sur Terre.

PROPOS RECUEILLIS PAR Élodie Papin

1. Chimie et interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation.
2. Micro-ecological life support alternative.

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