«Si je pouvais me téléporter, je signe ! »
Portrait
Spécialiste des écosystèmes microbiens à la station de biologie marine de Concarneau
Enfant, je voulais être archéologue. À la fac, j’avais envie d’enseigner. Et par hasard, j’ai suivi un module d’enseignement optionnel à la Station biologique de Roscoff. J’y ai découvert l’écologie marine : une révélation ! Après cela, je ne sais plus si je voulais faire autre chose.
Aujourd’hui, j’ai trouvé un détendeur pour une bouteille d’hydrogène, ou plutôt on me l’a apporté, cela faisait longtemps que je l’attendais ! Plus sérieusement, j’ai trouvé un métier dans lequel j’ai une grande liberté. C’est une satisfaction personnelle. Je peux, à mon échelle modeste, contribuer à l’amélioration des connaissances.
Oui, tout le temps ! Si un chercheur n’a pas conscience de cela, il est dans l’erreur. Le hasard est tellement essentiel à la recherche, que lorsque nous réalisons des tests statistiques, nous vérifions toujours si c’est le hasard qui explique nos résultats.
Je ne peux pas dire que j’ai perdu quelque chose. J’ai parfois sacrifié ma vie de famille, car mon métier m’oblige à voyager !
Rien ! Tout ce qui nous permet de comprendre notre environnement, ou les lois de la physique, est intéressant à connaître.
Si je pouvais me téléporter ou me dédoubler, je signe direct ! Cela me permettrait de gagner du temps, de mener davantage de projets. Ce serait peut-être même plus écologique. Quoique pour se téléporter, il faudrait énormément d’énergie !
La rationalité est centrale, elle est à la base de la recherche scientifique. Je ne peux pas douter !
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du magazine Sciences Ouest