«Si je pouvais me téléporter, je signe ! »

Portrait

N° 369 - Publié le 30 janvier 2019
Claire Passarelli
L'épreuve par 7
Cédric Hubas

Spécialiste des écosystèmes microbiens à la station de biologie marine de Concarneau

Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?

Enfant, je voulais être archéologue. À la fac, j’avais envie d’enseigner. Et par hasard, j’ai suivi un module d’enseignement optionnel à la Station biologique de Roscoff. J’y ai découvert l’écologie marine : une révélation ! Après cela, je ne sais plus si je voulais faire autre chose.

Qu’avez-vous trouvé ?

Aujourd’hui, j’ai trouvé un détendeur pour une bouteille d’hydrogène, ou plutôt on me l’a apporté, cela faisait longtemps que je l’attendais ! Plus sérieusement, j’ai trouvé un métier dans lequel j’ai une grande liberté. C’est une satisfaction personnelle. Je peux, à mon échelle modeste, contribuer à l’amélioration des connaissances.

Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?

Oui, tout le temps ! Si un chercheur n’a pas conscience de cela, il est dans l’erreur. Le hasard est tellement essentiel à la recherche, que lorsque nous réalisons des tests statistiques, nous vérifions toujours si c’est le hasard qui explique nos résultats.

Qu’avez-vous perdu ?

Je ne peux pas dire que j’ai perdu quelque chose. J’ai parfois sacrifié ma vie de famille, car mon métier m’oblige à voyager !

Que vaudrait-il mieux ne pas trouver ?

Rien ! Tout ce qui nous permet de comprendre notre environnement, ou les lois de la physique, est intéressant à connaître.

Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

Si je pouvais me téléporter ou me dédoubler, je signe direct ! Cela me permettrait de gagner du temps, de mener davantage de projets. Ce serait peut-être même plus écologique. Quoique pour se téléporter, il faudrait énormément d’énergie !

Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

La rationalité est centrale, elle est à la base de la recherche scientifique. Je ne peux pas douter !

PROPOS RECUEILLIS PAR Claire Guérou
Cédric Hubas, coiffé d’un appareil pour mesurer la capacité des sédiments marins à fixer le CO2.

TOUS LES PORTRAITS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest